Artisanat
Un métier à tisser, deux fils, et un savoir-faire sans héritier
Ousmane tisse depuis quarante et un ans. Aucun de ses deux fils ne veut reprendre, et il dit qu’il comprend.
Le métier occupe presque toute la pièce, et Ousmane s’assied dedans plutôt que devant : les pieds dans la fosse à pédales, les deux mains occupées.
“Une bande me prend une journée. Une machine à Dakar en fait quarante en une heure. Je n’en veux à personne. Je suis simplement le dernier.”
Il reçoit encore des commandes pour les mariages et les baptêmes, parce qu’un tissu fait à la machine n’est pas le même cadeau. Cela, pense-t-il, lui survivra un moment.
Reporter de terrain
Amadou
Filme et écrit depuis la route. Circule entre le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau et le Mali, et rapporte ce qu’il y trouve.
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